première chirurgie

Chirurgie reconstructive

 

Un chemin vers la guérison

la chirurgie reconstructive

un droit, un choix

 

Une intervention qui traite, prévient ou répare, pas seulement une question d'esthétique.

 

C'est un acte thérapeutique qui restaure ce qui a été altéré, non seulement dans la forme, mais aussi dans la perception de soi. Il permet de transformer la mémoire d'une maladie ou d'un accident en un symbole de résilience et de force. Cette démarche, c'est reprendre le contrôle, participer activement à la reconquête de son intégrité physique et choisir la manière dont on souhaite avancer.

 

Notre rôle est de vous présenter les voies possibles pour cette renaissance et notre dialogue est celui de l'espoir et de la clarté. Nous sommes là pour vous accompagner dans ce choix fondateur, celui de parachever votre rétablissement.

Se reconstruire après l'épreuve

La chirurgie mammaire ne se limite pas à l'esthétique ou à la reconstruction : elle répond souvent à une nécessité médicale, qu'il s'agisse de traiter, de prévenir ou de réparer.

 

  • Une tumeur bénigne, retirée pour confirmer le diagnostic ou soulager une gêne
  • Un cancer du sein, traité par ablation partielle ou totale
  • Un risque héréditaire élevé, pouvant motiver une chirurgie préventive
  • Une malformation présente depuis la naissance (seins tubéreux ou syndrome de Poland)
  • Une infection du sein ne répondant pas aux traitements habituels
  • Un traumatisme ayant abîmé ou déformé le sein
  • Un besoin de rééquilibrer les deux seins après une reconstruction

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Se reconstruire après l'épreuve

à quel moment recourir à la chirurgie reconstructrice mammaire ?

Lorsqu'une femme doit subir une chirurgie du sein pour un cancer, l'une des questions importantes est de savoir quand reconstruire. Trois options existent :

Reconstruction immédiate

Réalisée pendant la même opération que la mastectomie ou la tumorectomie. Elle préserve l'enveloppe cutanée et réduit le nombre d'interventions, mais n'est pas toujours compatible avec une radiothérapie ultérieure.

Reconstruction différée 

Réalisée après la fin du traitement du cancer, sur des tissus cicatrisés. Elle est souvent choisie lorsqu'une radiothérapie est prévue.

 

Reconstruction en 2 temps

Un expandeur ou un implant provisoire est placé au moment de la mastectomie, puis remplacé par un implant définitif ou du tissu autologue une fois les traitements terminés.

premier cas de figure

Après une chirurgie
conservatrice du sein

La tumorectomie, la segmentectomie ou la quadrantectomie retirent la tumeur en préservant un maximum de tissu sain. Les tumeurs bénignes peuvent être excisées complètement, tandis que les tumeurs malignes nécessitent une marge de tissu sain autour de la lésion, vérifiée au microscope pour garantir une exérèse complète. Cette chirurgie est presque toujours suivie d'une radiothérapie, qui peut accentuer les irrégularités de forme ou de volume, parfois jusqu'à plusieurs années après le traitement. 
> En savoir plus sur la tumorectomie / chirurgie conservatrice

Plusieurs techniques permettent d'y répondre selon l'ampleur du tissu manquant :
  • Lipofilling
    Le transfert de graisse autologue corrige les irrégularités de volume et améliore la qualité de la peau après une radiothérapie.
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  • Lambeaux pédiculés loco-régionaux
    Des tissus voisins, gardant leur propre vascularisation, permettent de combler un défaut localisé après une chirurgie conservatrice.
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  • Remodelage glandulaire
    Le tissu mammaire restant est repositionné pour restaurer un contour naturel, sans implant ni site donneur.
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second cas de figure

Après une mastectomie

La mastectomie retire l'ensemble de la glande mammaire, recommandée lorsque la tumeur est volumineuse, multifocale, récidivante après radiothérapie, ou en cas de risque génétique élevé. Les techniques modernes, conservation de la peau, conservation de l'aréole, ou mastectomie sous-cutanée, permettent de préserver tout ou partie de l'enveloppe cutanée et du complexe aréolo-mamelonnaire, ouvrant la voie à de meilleures possibilités de reconstruction. Cette dernière peut être réalisée immédiatement ou de façon différée, selon l'étendue de la chirurgie et les antécédents de radiothérapie.

> En savoir plus sur la mastectomie

Les techniques de reconstruction selon votre situation :

 

  • Reconstruction avec implant
    Des implants en silicone restaurent le volume du sein, immédiatement ou après une période d'expansion tissulaire.
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  • Reconstruction par lambeaux autologues
    Les lambeaux DIEP, LAP ou alternatifs utilisent les tissus propres de la patiente pour recréer un sein souple et naturel, sans sacrifier de muscle.
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  • Implants et lipofilling associés
    La reconstruction hybride et l'expansion inversée combinent implant et graisse autologue pour un résultat plus souple et naturel.
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Procédures complémentaires
Pour un résultat propre et complet

La reconstruction du sein ne s'arrête pas au volume mammaire. Pour parachever le résultat et retrouver une silhouette pleinement harmonieuse, des gestes complémentaires sont proposés : reconstruction du complexe aréolo-mamelonnaire, symétrisation du sein controlatéral, ou ajustement de l'autre sein pour un équilibre parfait.

Les techniques complémentaires :

 

  • Reconstruction du mamelon
    La technique du lambeau C-V modifié recrée un mamelon en projection à partir du sein reconstruit lui-même.
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  • Reconstruction de l'aréole
    Le tatouage médical restitue la couleur, la taille et la forme de l'aréole sans chirurgie supplémentaire.
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  • Procédures de symétrisation
    Réduction, lifting ou augmentation du sein naturel permettent d'harmoniser les deux côtés après une reconstruction.
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  • Ajuster le sein opposé
    Le sein opposé peut être réduit, remonté ou augmenté pour retrouver l'équilibre avec le sein reconstruit.
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FAQ - Chirurgie Reconstructive

Peut-on réellement diminuer son risque de cancer du sein ?

Oui, en partie. Jusqu’à 30% des cas seraient liés à des facteurs modifiables : maintenir un poids sain, pratiquer au moins 150 minutes d’activité physique modérée par semaine, limiter l’alcool à un verre par jour maximum, éviter le tabac et privilégier une alimentation riche en fruits, légumes et fibres. L’allaitement, lorsqu’il est poursuivi plusieurs mois, apporte une protection supplémentaire. Ces mesures ne suppriment pas le risque lié à l’âge ou à la génétique, mais elles le réduisent significativement.

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Les hommes peuvent-ils avoir un cancer du sein ?

Oui, bien que cela reste rare : moins de 1% de tous les cancers du sein diagnostiqués, avec environ vingt mille nouveaux cas par an dans le monde. Le manque de sensibilisation retarde souvent le diagnostic, ce qui explique une mortalité plus élevée que chez les femmes. Une masse indolore dans la poitrine, une modification du mamelon (rétraction, écoulement) ou des rougeurs cutanées doivent amener à consulter rapidement, l’âge moyen du diagnostic se situant autour de 67 ans.

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Les implants mammaires peuvent-ils rendre malade ?

Certaines femmes rapportent des symptômes après la pose d’implants — fatigue chronique, douleurs articulaires, troubles du sommeil ou de la mémoire — regroupés sous le terme de Breast Implant Illness, parfois associé au syndrome ASIA, une réaction immunitaire au silicone. Aucune preuve scientifique n’établit à ce jour de maladie causée directement par les implants. Environ la moitié des femmes concernées voient leurs symptômes s’améliorer après le retrait des implants. Le lipofilling, qui utilise la propre graisse de la patiente, constitue une alternative sans matériau étranger.

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Faut-il être certaine de vouloir opérer avant de consulter ?

Non. La consultation peut intervenir dès que l’idée d’une chirurgie mammaire, reconstructrice ou esthétique, se pose, sans aucune obligation d’engagement : elle est purement informative et permet d’explorer vos options, votre anatomie et vos antécédents médicaux. Elle est aussi recommandée pour obtenir un second avis après une précédente intervention dont les résultats ou les conseils reçus vous laissent incertaine. Les recherches en ligne ou les outils d’intelligence artificielle ne remplacent pas l’évaluation d’un spécialiste formé à la chirurgie mammaire.

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Comment savoir si un chirurgien est qualifié pour une chirurgie mammaire ?

Vérifiez d’abord sa certification officielle auprès de l’organisme médical compétent — la FMH en Suisse, l’Ordomedic en Belgique. Renseignez-vous ensuite sur son expérience spécifique en chirurgie mammaire : pratique-t-il l’intervention régulièrement, idéalement chaque semaine ? Dispose-t-il de droits d’opérer en milieu hospitalier, signe d’une évaluation par ses pairs ? Enfin, soyez attentive à la façon dont il aborde les risques lors de la consultation : un chirurgien transparent explique les complications possibles sans minimiser vos inquiétudes.

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Existe-t-il des alternatives aux implants ou aux lambeaux pour reconstruire un sein ?

La recherche en ingénierie tissulaire travaille à la construction de tissus en laboratoire à partir des propres cellules de la patiente, pour s’affranchir à terme des implants et des prélèvements ailleurs sur le corps. Cette discipline, portée notamment par les équipes de chirurgie reconstructive et de génie tissulaire de l’Université de Gand, associe médecine, biotechnologie et ingénierie. Si des avancées majeures ont déjà été publiées, notamment sur les organoïdes, cette approche reste expérimentale et n’est pas encore disponible en pratique clinique courante.

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Une mutation génétique signifie-t-elle que je vais développer un cancer du sein ?

Non. Une mutation comme BRCA1 ou BRCA2 augmente le risque sur la durée d’une vie — jusqu’à 70% pour les porteuses de BRCA — mais elle ne garantit pas l’apparition de la maladie. D’autres gènes comme TP53, PALB2 ou CHEK2 jouent aussi un rôle. Un test génétique (prise de sang ou salive) permet d’identifier ces mutations, généralement proposé en cas d’antécédents familiaux marqués ou de diagnostic à un âge jeune. Le résultat oriente vers un dépistage renforcé, une prévention médicamenteuse ou une chirurgie de réduction du risque.
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Le déroulement de la prise en charge

Nous savons que cette épreuve touche à l'intime, et que la confiance se construit avant le geste chirurgical.

Qu'elle survienne après une annonce de cancer, un accident ou avec une malformation vécue depuis l'enfance, cette décision n'est jamais anodine. Notre rôle est de vous écouter, de vous expliquer chaque option avec clarté, et de vous accompagner à votre rythme, à chaque étape de la prise en charge.

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1. Le dialogue

La consultation initiale évalue l'origine de l'atteinte — congénitale, traumatique ou oncologique — ainsi que les traitements déjà reçus ou à venir (chimiothérapie, radiothérapie).

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2. La planification

Le chirurgien détermine la technique adaptée — implants, lambeaux autologues, lipofilling ou association — et le moment de la reconstruction, immédiat ou différé, en coordination avec l'équipe oncologique si nécessaire.

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3. L'intervention

Selon la technique retenue, l'intervention restaure le volume et la forme du sein, parfois en plusieurs étapes (reconstruction du mamelon, de l'aréole, symétrisation du sein opposé).

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4. Le suivi

Un suivi coordonné avec les différents spécialistes — oncologue, radiothérapeute, médecin traitant — accompagne la cicatrisation et l'évolution du résultat sur le long terme.

Parlons de votre situation
à votre rythme

Vous n'avez pas besoin d'être certaine pour venir nous voir.

Que vous soyez en train d'envisager une chirurgie après un diagnostic récent, à la recherche d'un second avis, ou simplement en train de réfléchir à vos options, la première consultation est avant tout un temps d'écoute et d'information. Elle vous permet de comprendre votre situation, de poser toutes vos questions, et d'explorer les approches possibles, sans aucune obligation d'engagement.